Carrière Agile
Stress au travail : causes, signes et prévention
Causes organisationnelles et individuelles, signes d'alerte, distinction stress réversible/burn-out (CIM-11 QD85). Numéros d'urgence : 3114, SOS Amitié, 15.
| Famille | Carrière Agile |
|---|---|
| Publié le | 08.09.2026 |
| Mis à jour le | 08.09.2026 |
| Lecture | 4 min de lecture |
| Signé | Claire Simon |
Inspirer 4″, expirer 6″, assis au poste, yeux ouverts. Faire 5 cycles. ON ARRÊTE SI vertiges, fourmillements ou majoration de l’angoisse.
D’où vient le stress au travail
Le stress au travail vient de facteurs organisationnels ou individuels. Les facteurs organisationnels : charge de travail, manque d’autonomie, absence de reconnaissance, conflits. Les facteurs individuels : ressources personnelles, contraintes extérieures. La prévention est d’abord organisationnelle : l’employeur doit agir.
Facteurs organisationnels vs facteurs individuels
- Organisation : charge, autonomie, reconnaissance, relations de travail.
- Individuel : ressources personnelles, histoire, contraintes hors travail.
Ce que le stress n’est pas
Un pic de stress est souvent réversible. Il ne faut pas le confondre avec un épuisement installé. Voir la section « Stress au travail et burn-out : ne pas confondre ».
Stress au travail et burn-out : ne pas confondre

Le burn-out est un phénomène lié au travail, classé par l’OMS dans la CIM-11 sous le code QD85, en vigueur depuis le 01/01/2022. Ce n’est pas une maladie au sens de la classification internationale. Le stress au travail reste souvent réversible ; le burn-out décrit un épuisement installé.
Quand le stress s’installe et devient un épuisement
- 3114 — numéro national de prévention du suicide.
- SOS Amitié (contact localisé; voir ressources dédiées).
- 15 — en cas d’urgence vitale.
Les signes qui doivent alerter
Des signes physiques, émotionnels ou cognitifs peuvent indiquer que le stress dépasse un pic ponctuel. Ces listes servent à repérer une aggravation, pas à poser un diagnostic.
- Signes physiques : troubles du sommeil, fatigue marquée.
- Signes émotionnels : irritabilité, retrait, perte d’intérêt.
- Signes cognitifs : difficultés de concentration, oublis fréquents.
Ce que la loi impose à l’employeur
L’employeur a une obligation de protéger la santé physique et mentale des travailleurs (art. L.4121-1 du code du travail). Les principes généraux de prévention incluent d’adapter le travail à l’homme (art. L.4121-2). Le DUERP doit couvrir les risques psychosociaux et être conservé 40 ans ; pour les entreprises d’au moins 50 salariés, il donne lieu à un plan d’actions (PAPRIPACT) (L.4121-3 / L.4121-3-1).
Ce que ces obligations changent concrètement
Ces obligations déplacent l’effort vers l’organisation : évaluer les risques, définir des actions, suivre leur mise en œuvre. Dans ce cadre, une plateforme QVT ou un organisme de prévention des RPS peut être une ressource parmi d’autres pour piloter la prévention à l’échelle de l’entreprise.
Ce qu’une pratique de relaxation peut faire — et ce qu’elle ne fait pas
La respiration lente et les exercices de relaxation dynamique sont des pratiques décrites et enseignées en séance. La physiologie montre qu’une respiration proche de 6 cycles par minute met en phase les oscillations respiratoires et les oscillations de pression artérielle (fréquence de résonance). Les effets cliniques et leurs limites sont précisés par la littérature scientifique et par les autorités compétentes.
- Ne remplace pas une évaluation médicale ni un suivi professionnel.
- Ne supprime pas la charge de travail ni les problèmes de management.
- Ne constitue pas une prise en charge de long terme des situations causées par l’organisation.
À qui s’adresser
Si la situation s’aggrave, s’adresser au médecin traitant et au médecin du travail. Le médecin du travail peut être saisi directement et est tenu au secret médical.
Ce contenu informe sur des pratiques et des obligations. Il ne remplace pas un avis médical ni une évaluation clinique.
Protocole à faire maintenant
Exécuter la séquence suivante en restant assis au poste, yeux ouverts :
- Inspirer 4″.
- Expirer 6″.
- Répéter 5 cycles.
ON ARRÊTE SI vertiges, fourmillements ou majoration de l’angoisse.
Tableau : stress au travail vs burn-out
| Critère | Stress au travail | Burn-out |
|---|---|---|
| Statut | Réaction courante, réversible dans la majorité des cas | Phénomène classé OMS, CIM-11 code QD85, en vigueur depuis le 01/01/2022 — explicitement pas une maladie |
| Qui évalue | Peut se repérer soi‑même ; aggravation nécessite un avis médical | Repérage clinique par le médecin traitant ou le médecin du travail |
| Obligation légale de l’employeur | Oui — L.4121-1 / L.4121-2 / L.4121-3, DUERP couvrant les RPS, PAPRIPACT ≥50 salariés | Identique — l’obligation ne change pas selon le stade |
| Ce qu’une pratique de relaxation peut faire | Aider à traverser un pic ponctuel (respiration lente, relaxation dynamique) | Peut accompagner une période, ne traite jamais la cause organisationnelle |
| Interlocuteur si ça s’aggrave | Médecin traitant, médecin du travail | Médecin traitant, médecin du travail — jamais le sophrologue ou le coach seul |
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Rédactrice · qualité de vie, management, équipe
Claire couvre des sujets liés à la qualité de vie au travail et au management des équipes. Elle s'assure de la véracité des informations en s'appuyant sur des études et des témoignages vérifiés avant publication.
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